La French Connection

La French connection, ce sont des truands dans les années 50 à 70 qui fabriquent de l'héroine dans des laboratoires planqués dans des villas du Sud, puis qui envoient un couple innocent d'apparence (un genre de faux époux Turenge), qui font alors Marseille - Espagne - Mexique - New York pour y écouler la marchandise planquée dans leur bagnole, qui est une DS en général.

Il y a aussi un autre chemin par Montreal.

Et voici une carte postale qui nous dit que ce joli cabriolet 62 aurait ainsi passé aux Etats unis pas moins de ... 146 millions de dollars d'héroïne!

L'immatriculation 5863 QW 77 date environ de Mars/Avril 1968.

(Au 1er Janvier 68, nous étions en Seine et Marne à 5532 QV 77 et au 31 décembre: 4955 QZ 77, soit 39 423 immat en 1 an. Avec 5863 QW, elle est donc la 10 329 eme immatriculation de l'année, soit Mars/Avril par prorata).

 

 

ici j'ai pu un peu enrichir mon vacabulaire:

Moonshine: alcool de contrebande
Still: distillerie
Concord, N.C: ville de Concord, North Carolina

Manifestement, l'un des malfrats de la "French Connection" roulait donc en cabriolet usine. C'est quand même plus sympa que l'Américaine du Corniaud pour trimbaler la schnouf!

La voiture est ici apparemment exposée dans la "plus grande distillerie clandestine du monde" (?! le local, vitré, donne pourtant directement sur la rue)..

 

Stefan m'a transmis à propos de cette voiture ce scan d'une revue de 1991 (Citroën quaterly), qui nous donne plus de détails sur Jacques Bosquet, de la "french connection". Apparemment il avait choisi une voie plus directe, Le Havre-New York, et ça l'a perdu!

 

Qu'il m'écrive pour me raconter ses souvenirs, il y a prescription maintenant!

On voit dans l'article que le cabriolet s'est embarqué le 18 avril 68, donc très peu de temps après son immatriculation.

 

En tout cas, le cabriolet a survécu, il est longtemps restée dans une collection privée aux States, on le dit désormais en Hollande...

 

 

Ici une vue exceptionnelle du parking de la French, prise par un informateur du juge Michel au péril de sa vie.

 

Non je plaisante, c'est le hangar d'un collectionneur français aux USA. Il nous raconte ci-contre son anecdote personnelle sur la French.

 

 

 

 

Je suis venu vivre aux USA il y a quelques années, et la DS de mon grand-père me manquait. J’ai fini par acheter un soir une DS sur eBay, à l’autre bout des US, sans donc pouvoir aller la voir. Ce qu’il ne faut bien entendu jamais faire, je le savais bien. Mais elle ressemblait tant à celle de mon grand-père ! Quand la voiture est arrivée, j’ai un peu mieux pris la mesure de l’aventure qui m’attendait. Je me suis mis à la recherche de pièces, ce qui m’a fait tomber sur d’autres DS, et de boule de neige en avalanche, je joins une photo de la situation actuelle.

Alors que je sortais les garnitures d’intérieur de l’une de ces DS, je suis tombé sur des plaques vissées sur les faces intérieures des longerons droit et gauche aux pieds des passagers avant. C’était symétrique, propre, mystérieux. J’ai tout de suite pensé aux DS de la French Connection. Qu’allais-je trouver derrière ces plaques ? des lingots d’or ? des diamants ?

Une fois retirées, ces plaques se sont révélées être des « réparations d’époque », qui cachaient… de la rouille !!!!  Adieu, argent, or, diamants, palladium… Mais je ne me plains pas. Je partage tout de même ma vie avec quelques déesses, dont Pallas, ma préférée.